Oberbruck

Henri Weiss, octogénaire, a éteint le feu

Henri Weiss, éminente, incontournable dirait-on maintenant, personnalité d’Oberbruck s’est fait fêter son entrée dans le club des octogénaires de la cité.

Quelle n’a pas été la surprise lundi soir sur les coups de 20 h alors qu’Henri Weiss s’apprêtait à regarder les informations à la télévision, qu’un véhicule des sapeurs-pompiers s’est arrêté devant son domicile. Les soldats du feu du corps de première intervention (CPI) intercommunal de Dolleren–Oberbruck ont gentiment invité l’ancien chef de corps d’Oberbruck à monter à bord du véhicule et direction le foyer rural où était réuni l’ensemble des membres du corps commandé par l’adjudant-chef Christian Trommenschlager, les vétérans du corps intercommunal, les maires Claude Trommenschlager (Dolleren) Jacques Behra (Oberbruck) et la famille.

Sur le terre-plein on avait érigé un petit bucher que l’ancien officier a du éteindre en démontrant qu’il n’avait rien perdu de son savoir-faire.

Henri est né samedi 8 juillet 1933 à Oberbruck au foyer des époux Alphonse Weiss et Mme née Marie Naegelen. Malheureusement il a perdu ses parents dans sa toute prime jeunesse.

Le 9 novembre 1956 il a épousé Marthe Wimmer en la maison commune de Kirchberg au cours d’une cérémonie présidé par Fernand Schaffhauser, maire, en sa qualité d’officier de l’était civil.

La grand’messe nuptiale a été célébrée en l’église paroissiale saint Vincent de Kirchberg-Wegscheid par l’abbé Jean Fuchs curé de la paroisse.

De cette union sont trois enfants, deux filles, Fabienne (1957), Annick (1962) et un fils Louis (1964) qui lui ont donné trois petits-enfants et un arrière petits-enfants.

Henri a effectué sa scolarité à l’école primaire d’Oberbruck avant de rejoindre le cours complémentaire de Masevaux. Ensuite il s’est orienté vers l’industrie en apprenant le métier de chaudronnier dans l’entreprise Koehler Bosshartd et compagnie (KBC) à Kirchberg. Certificat d’aptitude professionnel (CAP) en poche il y restera une quinzaine d’année Entretemps il a effectué son service militaire d’abord à Vienne (Isère) puis à la 105ème compagnie de transmission à Langes (Haute Marne). Il ensuite rejoint l’entreprise Standard Facel à Cernay. Il y a occupé plusieurs poste dont celui de responsable des ventes jusqu’en 1993 où il a fait valoir ses droits à la retraite.

Une vie as sociative bien chargée.

M Weiss a fait partie de la chorale sainte Cécile, de l’Union sportive d’Oberbruck et trésorier du club. Il a également été encaisseur pour une compagnie d’assurance. Mais Henri a surtout consacré une grande partie de sa vie au corps de sapeurs-pompiers d’Oberbruck. Il est entré au corps en 1953. En 1959 il a été nommé chef d’équipe de feu. En 1966 il commande et réorganise le corps après avoir suivi un stage d’officier. Il a quitté le corps en 1993 avec le grade de lieutenant. Il a été le premier chef de corps de la haute vallée à engager un médecin au corps, le capitaine Patrice Manigold. Outre ses activités de service il a aussi organisé des tournois de football entre les divers corps. Il, même a été membre du secrétariat sportif départemental.

Henri est toujours vice-président de L'association des arboriculteurs de la vallée de la Doller et environs. Il fait partie de la section dollérienne de l’Association « Forêt-Service 68 ». Il est membre fondateur du foyer-club. Tous les quinze jours il va retrouver ses amis les cheveux d’argent au cours de partie de cartes acharnées. Puis de temps en temps il aime retrouver ses anciens camarades de travail ou de régiment.

En toute amitié nous souhaitons à Henri de faire partager ses passions à ses nombreux amis et surtout qu’il puisse encore jouir longtemps de l’affection de son épouse, ses enfants, ses petits enfants et son arrière petit enfant.

 

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Henri Weiss a éteint le feu sous, les yeux des sapeurs-pompiers et de son homologue Jean-Pierre Weiss ancien chef de corps de Dolleren, (5ème à G en civil).

(Texte et photo – Pierrot  Rosenblieh)